Aujourd’hui, je réfléchissais aux analogues de l’agoniste du GLP-1 (Glucagon-Like Peptide).
Cela ne vous dit rien ? Mais si, vous savez, la nouvelle classe de médicaments (comme le sémaglutide – Wegovy – Ozempic) qui procure une sensation de satiété prolongée. Ces médicaments permettent de moins manger et ainsi perdre du poids.
Ces traitements, d’abord utiles contre le diabète, sont de plus en plus présentés comme un traitement de l’obésité. Mais, surtout, ils peuvent être intéressants pour la prévention des pathologies liées à l’obésité.
On pourrait croire que l’humanité a trouvé une solution à un problème qui ne s’est jamais posé dans la Nature. En effet, l’abondance énergétique nutritionnelle est une « invention » de la modernité. Avec l’évolution, nos organismes n’ont donc pas pu développer des mécanismes de défense contre l’accumulation énergétique dans les graisses.
Mais voilà, je ne crois pas spontanément aux médicaments « miracle » et aime chercher les effets de bords.
Un « effet de bord » potentiel, une sorte d’effet « kiss cool » inattendu (d’effet secondaire à long terme), de ces traitements est la diminution en quantité et en qualité de la masse musculaire lors de l’amaigrissement lié à ce traitement. En effet, on perd 0,8% de masse musculaire par an (8% par décennie) entre 40 et 70 ans. Avec ces traitements, la perte musculaire (indiquée par la perte de masse maigre) représente 25 à 39% de la masse perdue ! [1]
Si perdre de la graisse peut être bénéfique, aucun bénéfice n’est à attendre de la fonte musculaire.
Ainsi, si l’obésité est le mal du siècle qui sera possiblement guéri par ces traitements, la sarcopénie (cette perte musculaire en qualité et en quantité, notamment chez les personnes âgées) risque d’être le mal du prochain siècle !

